Nouveau / Revalorisation de la corniche d’Agadir : déploiement de l’architecture d’éclairage télégéré
Depuis 1966, l'ITB Berlin est la plateforme de référence pour l'industrie mondiale du voyage et du tourisme. Sous le thème « Découvrez les histoires de 60 ans d'héritage », l'ITB Berlin 2026 attend une nouvelle fois exposants et visiteurs professionnels du monde entier, du 3 au 5 mars, pour une édition exceptionnelle. L'ITB Berlin célèbrera, à cette occasion, son 60e anniversaire 2026.
La marque ITB est reconnue depuis longtemps comme le rendez-vous incontournable de tous les professionnels passionnés par le voyage et le tourisme, à l'échelle mondiale et au cœur des marchés. Tous les salons sont exclusivement B2B et proposent un espace d'exposition diversifié, un programme de congrès de haut niveau et d'innombrables opportunités d'affaires et de réseautage. L’ITB est Le salon de voyages le plus important au monde. C’est également la marque de référence pour tout le secteur du tourisme dans toutes gammes.
Une autre particularité de l’ITB , en matière médiatique internationale est qu’il accorde l’accréditation à 5000 journalistes, toutes presses confondues. La veille de l’ouverture du salon est organisée une grande et prestigieuse cérémonie d'ouverture suivie d'une réception, où se réunissent des représentants de haut niveau et des invités internationaux pour célébrer le début de l'ITB Berlin ( ministre du tourisme allemands, maire de la ville de Berlin ainsi que ministres du tourisme et responsables du secteur des pays présents à Berlin, DG des Offices de tourisme, invités de marques, et autres représentants des 460 pays et régions présents à l’ITB pour 2026. A signaler la présente, dans cette édition de 10 00 exposants et un nombre de 170 000 visiteurs attendus.
Concernant la participation du Conseil Régional du Tourisme d’Agadir, il est à rappeler qu’en Mars 2017 Agadir , a brillé à l ITB avec un stand régional. Une première du genre en matière de promotion touristique régionale. Le Conseil Régional du Tourisme d'Agadir Souss Massa avait participé avec un Stand de 100 m2 pour la promotion de la Région lors du Salon Mondial. Le projet longtemps soutenu par les professionnels, était concrétisé grâce aux efforts du CRT et à l’implication directe du Conseil Régional Souss Massa qui ne ménage aucun effort pour soutenir les actions de promotion touristique et de mise en valeur d'Agadir Souss Massa.
L’initiative de la participation du CRT d’Agadir avec son propre stand à Berlin avait dérangé les responsables de l’ONMT qui n’avaient pas admis qu’un CRT puisse participer au plus grand salon International du tourisme avec son propre stand. Une jalousie qui n’a nullement d-raison d’exister. De nos jours, avec la de la Régionalisation Economique Avancée de terrain, le Conseil Régional du Souss Massa et le CRT doivent se remettre au travail et définir les modalités d’une participation effective aux grands salons du tourisme international (WTM de Londres, Fitur de Madrid, Top Resa de Paris etc…), avec une visibilité qui leur est propre pour la promotion régionale et le développement des atouts du tourisme régional, qui sont à la fois très diversifiés et bien appréciés par les visiteurs.
A cœur veillant, rien d’impossible.
Mohamed RIAL
La ville d’Essaouira, destination touristique de renommée mondiale, a été distinguée par le Prix « Best Creative Living Heritage Destination », lors de la 13e édition des « Creative Tourism Awards » du Creative Tourism Network, dont les résultats ont été annoncés récemment à Barcelone en Espagne.
Décernée par un jury international réunissant des spécialistes du tourisme créatif, de la culture et de l’aménagement territorial, cette reconnaissance vient saluer une démarche qui place le patrimoine immatériel au cœur d’une vision intégrée de différenciation, d’attractivité et de redynamisation du territoire.
« Le Jury a retenu la candidature de la Cité des Alizés pour sa stratégie qui transforme la richesse de son patrimoine immatériel en un atout différenciateur, faisant d’Essaouira une destination créative majeure et un modèle de tourisme durable et régénératif », indique le Creative Tourism Network, dans un communiqué.
Le Jury a particulièrement salué l’approche circulaire de cette stratégie, qui diversifie l’offre touristique et les profils de visiteurs sur l’ensemble du territoire et tout au long de l’année, en valorisant les spécificités culturelles et naturelles d’Essaouira et de sa province, précise la même source.
Et d’ajouter que le Jury a également mis en avant l’importance de la co‑création, menée tant avec les communautés locales qu’avec les institutions académiques, au cœur de cette démarche.
Citée dans le communiqué, la présidente du Creative Tourism Network, Caroline Couret, a souligné le modèle de tourisme créatif et résilient d’Essaouira, et son excellence à l’heure de préserver les traditions tout en encourageant l’innovation.
Le président du Conseil provincial du Tourisme d’Essaouira, Redouane Khane, a fait observer que la ville d’Essaouira, forte de son patrimoine vivant, sa culture de la rencontre, sa création artistique et son équilibre naturel, traverse aujourd’hui une phase décisive de son évolution touristique, ajoutant que « notre priorité est d’assurer un tourisme maîtrisé, durable et exigeant ».
« Notre responsabilité collective n’est plus seulement d’attirer davantage de visiteurs, mais de mieux définir le sens et la qualité de ce que nous proposons comme destination », a-t-il relevé, notant que « le tourisme ne doit pas être une simple dynamique de flux, mais plutôt un projet de territoire ».
Le Conseil Provincial du Tourisme, a poursuivi Khane, œuvre à élever la qualité de l’offre, structurer les acteurs locaux et valoriser les savoir-faire du territoire, affirmant que le développement touristique doit bénéficier directement aux professionnels, aux artisans et aux jeunes entrepreneurs de la province.
« L’enjeu n’est pas la croissance à tout prix, mais la cohérence. Préserver l’âme d’Essaouira tout en accompagnant son évolution, c’est la ligne que nous défendons avec responsabilité et vision », a-t-il conclu.
Le Creative Tourism Network est l’organisation mondiale pour le développement du tourisme créatif et orange. Il collabore régulièrement avec l’Organisation mondiale du tourisme (UNTourisme), l’UNESCO, la GIZ, ainsi qu’avec les ministères du Tourisme et des Industries créatives du monde entier.
source : https://leseco.ma/
Hamid Bentahar, président de la Confédération nationale du tourisme détaille les leviers de croissance du secteur, met en garde contre le déficit de capacité hôtelière et plaide pour une accélération de l’investissement dans le secteur.
Les recettes touristiques battent des records. Cette hausse tient-elle d’abord à l’afflux de visiteurs ou à une hausse de la dépense moyenne par séjour ?
Les deux progressent, mais pas au même rythme. Les arrivées augmentent, c’est clair, mais les recettes croissent encore plus vite. Cela signifie que la dépense moyenne par visiteur monte aussi. C’est un point important. La stratégie actuelle ne vise pas seulement le volume, mais la valeur. La diversification de l’offre, le divertissement, la culture, la restauration, les loisirs — tout ce qui entoure le séjour — tirent la recette moyenne vers le haut.
La durée de séjour s’allonge-t-elle aussi ?
Elle progresse graduellement, portée par l’élargissement de l’offre d’expériences. Plus une destination propose d’activités structurées, plus le visiteur a tendance à prolonger son séjour. La montée en qualité de l’offre et l’investissement dans le capital humain jouent directement sur cet indicateur.
S’agissant du parc hôtelier, le Maroc dispose-t-il des moyens nécessaires pour absorber la demande à l’horizon 2030 ?
Certaines destinations sont déjà sous tension. Marrakech et Agadir dépassent régulièrement les 70% de taux d’occupation. À ce niveau, la question se pose de savoir où loger la demande additionnelle. Une partie se reporte sur d’autres villes, mais une autre, faute de disponibilité, finit par choisir une destination concurrente. Pour le secteur, le manque à gagner est immédiat.
Faut-il, du coup, agir davantage sur l’offre ?
Il faudrait agir sur la capacité d’accueil. Il faut accélérer les projets, libérer le foncier, simplifier les parcours d’investissement et accompagner les opérateurs. Faute de quoi, la croissance finira par stagner.
Sur une destination comme Marrakech, quels leviers concrets peuvent soulager la pression ?
L’un des axes consiste à s’appuyer sur des projets structurants. Le futur Palais des congrès et des expositions en est une illustration. Ce type d’infrastructure peut lisser l’activité sur les jours plus creux de la semaine et contribuer à relever le taux d’occupation. Mais le levier, à lui seul, ne suffira pas. L’équation passe aussi par de nouvelles capacités d’hébergement et par une répartition plus équilibrée des projets à l’échelle d’un territoire élargi.
La location à courte durée est une solution d’hébergement alternatif…
C’est un segment complémentaire, à condition d’être intégré dans le cadre formel. Il doit être déclaré, réglementé, et répondre aux règles fiscales. Il ne s’agit pas de l’opposer à l’hôtellerie, mais d’assurer des règles équitables. Tous les segments ont leur clientèle. Le marché devient hybride, avec des projets mixtes qui combinent résidentiel, hôtelier et divertissement.
La hausse des arrivées repose beaucoup sur les nouvelles liaisons aériennes. Ce modèle est-il durable ?
Le levier aérien est central. La demande pour le Maroc est très supérieure à ce que nous convertissons aujourd’hui. Chaque investissement dans la connectivité produit un effet immédiat sur les arrivées. Les résultats récents le démontrent. Maintenir une croissance à deux chiffres suppose de continuer à investir dans l’aérien.
Vers quelle direction le tourisme doit-il se tourner dans les prochaines années ?
Vers un modèle diversifié et à plus forte valeur ajoutée. Le tourisme doit irriguer l’ensemble des territoires, pas seulement les grandes destinations. C’est un secteur capable de créer de l’emploi dans les zones rurales, montagneuses ou désertiques. Il a aussi un effet diffus sur toute la chaîne de valeur locale. La prochaine étape consiste à transformer cette dynamique en croissance durable et mieux répartie sur l’ensemble du territoire national.
PAr Ayoub Ibnoulfassih / Les Inspirations ÉCO
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