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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


La destination Agadir est confrontée à trois défis liés à sa capacité litière : résorber les fermetures cumulées d’hôtels, débloquer les chantiers à l’arrêt et accélérer la rénovation. Actuellement, le déficit comptabilisé est de 6.500 lits. Il est dû à la fermeture de 19 hôtels et au blocage de plusieurs chantiers pour des raisons liées, notamment, au manque de visibilité. Parallèlement, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour la subvention des rénovations. Ce mécanisme, destiné à redynamiser l’offre existante, a déjà profité à 13 bénéficiaires par le passé. Objectif : restaurer l’offre hôtelière et accompagner durablement la croissance touristique de la région.


Agadir : la délicate équation de la capacité litière

1,5 million d’arrivées, 6,3 millions de nuitées et un taux d’occupation moyen optimisé à 66% au titre de l’année 2025. Si actuellement, la conjoncture est porteuse d’opportunités au niveau de la destination Agadir la question de la capacité litière est une équation à régler urgemment pour maintenir une croissance soutenue dans les prochaines années.

Un déficit de plus de 6.500 lits
Avec environ 31.402 lits, la capacité hôtelière d’Agadir, qui doit impérativement accompagner l’évolution des flux touristiques, est confrontée à trois défis majeurs. Le premier concerne le lourd fardeau des hôtels fermés, avec 19 établissements hors service.

Cette situation paralyse une partie significative de la capacité classée d’accueil de la destination, soit 2.445 chambres et 5.462 lits. Les établissements fermés représentent toutes les gammes. Les causes de fermeture sont variées : la pandémie de covid-19, des difficultés structurelles anciennes, des procédures de redressement judiciaire, les lourds chantiers de rénovation, et parfois, un manque total de visibilité stratégique empêchant la reprise de l’activité et témoignant d’une difficulté persistante à maintenir l’exploitation de ces actifs. La deuxième problématique porte sur les projets de construction à l’arrêt ou en situation de reconversion. Ils totalisent 594 chambres et 1.062 lits non opérationnels.

Ce bloc est dominé par l’arrêt de chantiers stratégiques, notamment celui du Kempinski Royal Palace et de plusieurs résidences de vacances, ainsi que par l’absence de valorisation de la parcelle abritant l’ex. Hôtel Salam. Au total, si on ajoute à ces deux catégories (établissements fermés et chantiers à l’arrêt) les résidences touristiques au niveau de la zone de Founty, ce sont plus de 6.500 lits qui font défaut à l’offre touristique de la destination.

Rénovation hôtelière : la SDR lance le 7e AMI
Parallèlement, les efforts de rénovation se poursuivent à travers le mécanisme de subvention à destination des établissements d’hébergement touristique lancé par la Société de développement régional du tourisme (SDRT).

Le premier appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé il y a plus de cinq ans, en faveur des propriétaires et gestionnaires des établissements hôteliers d’Agadir. Sur 13 établissements bénéficiaires, cinq ont pu achever les travaux de rénovation alors que huit unités sont toujours en cours de rénovation. Parmi elles, un hôtel dont les travaux seront prochainement lancés. À noter que la SDRT vient de lancer un septième AMI.

Pour rappel, le dispositif d’aide prévu à cet effet propose une aide financière incitative s’élevant à 30% du coût total des travaux, avec un plafond maximal de 10 millions de dirhams (MDH) par établissement. Le Mécanisme, doté d’une enveloppe globale de 120 MDH, mobilise plusieurs partenaires, dont le ministère du Tourisme (60 MDH), le Conseil régional de Souss-Massa (40 MDH) et la Commune urbaine d’Agadir (20 MDH).

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO


Par Med Mohamed Rial le Mercredi 4 Février 2026


Selon la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), les conditions générales de prestations de Booking comportaient « des clauses manifestement déséquilibrées au détriment des hôteliers français ».
L’organisme critiquait surtout des clauses portant atteinte, selon lui, à la liberté tarifaire des établissements sur leur propre site, par rapport aux prix proposés sur Booking.com.


Booking.com change ses clauses avec les hôteliers après une mise en demeure de la DGCCRF

Les clauses modifiées depuis jeudi 29 janvier

Booking.com a modifié ses clauses le 29 janvier 2026, explique la DGCCRF dans un communiqué.
L’organisme indique toutefois rester « vigilant sur la conformité des clauses et sur leur application effective ».

« La DGCCRF a enquêté sur les relations commerciales entre les hôteliers français et les plateformes de réservation afin de s’assurer de la loyauté de ces échanges, indiquait-elle en juillet 2025. Trois des quatre plateformes contrôlées posaient problème en raison de non-conformités au regard de la règlementation européenne ou de conditions déséquilibrées imposées aux hôteliers. »

Booking.com obtempère, mais reste en désaccord

L’organisme avait alors enjoint les plateformes à modifier certaines « clauses restrictives de concurrence ». À commencer par Booking.com. Dans une réaction adressée à L’Écho touristiqueBooking.com laissait entendre, dès l’été dernier, qu’elle allait changer ses contrats, même si elle restait en désaccord avec les critiques de la DGCCRF.

Sans surprise, l’Umih, principale organisation professionnelle dans l’hôtellerie et la restauration, avait salué en juillet cette injonction. Rappelant au passage qu’elle se bat depuis longtemps contre les pratiques « abusives » du géant hôtelier.

  

À lire aussi :


Source :  www.lechotouristique.com

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 4 Février 2026


La formule, récemment reprise par Imad Barrakad, directeur général de la SMIT, est une vérité rarement brandie ou peu brandie dans le discours officiel qui privilégiait, jusqu’ici, plutôt la logique du nombre. Elle sonne juste, elle est séduisante, elle est parfaitement alignée avec les discours internationaux sur la montée en gamme et la rentabilité qualitative.

Mais à l’épreuve des faits, cette déclaration, à saluer d’ailleurs, mérite d’être sérieusement interrogée, précisée et, surtout, confrontée aux réalités acuelles du secteur touristique national.


Tourisme  «Nous ne cherchons plus le nombre, mais la valeur» !

Car au Maroc, le débat n’est pas « volume ou valeur ». Il est volume et valeur, dans un contexte de rattrapage économique, d’emplois fragiles, d’investissements lourds et de territoires encore sous-exploités.

Opposer frontalement volume et valeur est une simplification dangereuse. Dans les économies touristiques matures (Espagne, Portugal, Grèce, Turquie), la montée en valeur n’a jamais été synonyme de renoncement au volume, mais d’une meilleure organisation de celui-ci : segmentation, saisonnalité maîtrisée, différenciation territoriale, spécialisation de l’offre.

Le Maroc, lui, n’a pas encore atteint son seuil critique de volume. Notre pays reste loin derrière ses concurrents méditerranéens directs, tout en affichant une durée de séjour moyenne faible autour de 3 nuitées, une dépense touristique par visiteur inférieure aux standards régionaux et une forte concentration géographique sur Marrakech, Agadir et Casablanca.

Autrement dit : le Maroc n’a ni le volume suffisant, ni la valeur optimale. Qu’on l’admette ou pas !

Pareillement, et quoique l’on dise, le tourisme marocain emploie directement et indirectement plus de 2,5 millions de personnes. Ce sont majoritairement des emplois peu qualifiés, saisonniers, faiblement rémunérés, concentrés dans l’hôtellerie, la restauration, le transport et l’artisanat.

Or, la montée en gamme ne crée pas mécaniquement plus d’emplois. Elle en crée parfois moins, mais mieux rémunérés, ce qui est souhaitable, mais insuffisant à l’échelle nationale.

Pour la bonne raison que, sans volume, pas de remplissage hôtelier stable, pas de rotation suffisante dans la restauration, pas de débouchés réguliers pour l’artisanat, pas de sécurisation de l’emploi local dans les régions émergentes.

Le chômage ne se combat pas avec un tourisme élitiste minoritaire, aussi rentable soit-il dans le discours et les annonces.

On convient que le Maroc a investi des dizaines de milliards de dirhams dans les stations balnéaires (Plan Azur), les infrastructures aéroportuaires, les routes touristiques, les équipements culturels, les zones hôtelières intégrées…

Cependant, ces investissements ont été dimensionnés sur des hypothèses de volume. Sans un flux significatif, les taux d’occupation restent insuffisants, les cash-flows ne couvrent pas les charges, les projets deviennent dépendants de subventions implicites et les investisseurs privés se retirent.

La valeur sans volume ne paie pas les amortissements.

Le discours de la « valeur » est souvent porté depuis Rabat ou Marrakech.

Mais qu’en est-il de Drâa-Tafilalet, l’Oriental, Béni Mellal-Khénifra, Guelmim-Oued Noun, Dakhla-Oued Eddahab ?

Ces régions ont besoin de flux, même modestes, pour justifier l’ouverture de lignes aériennes, faire vivre les maisons d’hôtes, structurer des écosystèmes locaux et créer une première culture touristique.

Sans volume minimal, il n’y a ni valeur, ni durabilité, seulement des projets projets.

Le client reste le seul décideur… et amateur de choix. Le touriste international, comme le touriste marocain d’ailleurs, ne voyage pas sur injonction stratégique. Il arbitre, au contraire, selon le prix, l’accessibilité, la diversité de l’offre, la fréquence des liaisons, la visibilité de la destination…

Réduire volontairement le volume revient à renchérir les coûts, limiter les options, rigidifier l’offre et perdre en compétitivité face à des destinations plus ouvertes. Comme quoi, c’est le marché décide, pas les slogans.

Avec plus de 37 millions de Marocains, le tourisme interne est le principal amortisseur de crise du secteur (Covid en a fait la démonstration). Mais il repose sur le volume, sur des prix accessibles, sur une offre intermédiaire et sur une logique de démocratisation du voyage.

Un tourisme uniquement orienté « valeur » exclut mécaniquement la classe moyenne, pourtant stratégique pour la résilience du secteur.

La déclaration d’Imad Barrakad, en l’état, semble en décalage avec  l’ONMT, engagé dans une logique de croissance forte des arrivées, de reconquête de marchés long-courriers et de massification intelligente et la CNT, qui plaide pour des entreprises plus grandes, plus solides, plus compétitives, donc dépendantes du volume.

Ce flou stratégique nourrit l’interrogation de ce que veut vraiment le Maroc. Veut-il être plus sélectif, ou simplement plus performant ? La nuance est majeure.

Le véritable enjeu consiste plutôt à bien structurer le volume, à qualifier la dépense, à allonger la durée de séjour, à rééquilibrer les territoires, à sécuriser l’emploi et à maximiser le retour sur investissement public et privé.

Somme toute, le tourisme marocain a besoin d’une doctrine claire, chiffrée, territorialisée et assumée et pas de slogans oppositifs.

Le volume est une condition. La valeur est un objectif. Les deux sont indissociables.

La vraie question, chers professionnels, n’est donc pas « plus de touristes ou de meilleurs touristes », mais comment faire du volume un accélérateur de valeur, et non son fossoyeur ?


Source: premiumtravelnews.com  par  mustapha amal

 

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 4 Février 2026


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